Les Goûters Solidaires dans le 44, le mercredi 1 avril – AUCUN·E élève sans logement !

Rassemblement mercredi 1er avril 2026 à 14h devant la Préfecture de Loire-Atlantique

À St-Nazaire les collectifs Urgence sociale et Zéro élève à la rue appellent à un rassemblement à 16H place du Commando.

RESF appelle les familles en grande précarité ayant des enfants scolarisé.es dans l’agglomération nantaise, toutes les personnes solidaires, et la presse, à se rassembler devant la Préfecture. Nous demandons à être reçu.es par M. Rigoulet-Roze, Préfet de Loire-Atlantique, pour lui demander des explications sur l’inaction de ses services face à la détresse de très nombreuses familles que nous accueillons dans nos écoles et nos établissements.

Des enfants dorment dans la rue. Ce n’est pas une figure de style.

Nous, parents d’élèves, enseignant.es, travailleur.euses sociaux, citoyennes et citoyens, nous indignons de la situation que vivent des centaines de familles dans l’agglomération nantaise. Leurs enfants sont inscrit.es en crèche, à l’école, au collège, au lycée. Ces élèves se lèvent le matin sans savoir s’ils auront un toit le soir. Ils s’endorment sur les bancs de l’école. Ils ont faim. Ils ont froid. Ils ont peur.

L’État a le devoir de mettre ces familles à l’abri. Le Préfet, représentant de l’État dans le département, en porte la responsabilité. La France a signé en 1989 la Convention des droits de l’enfant, garantissant le droit à un logement décent, à la santé et à l’éducation. L’État est hors la loi en laissant ces enfants à la rue ou dans une précarité qui empêche leur émancipation.

Lors des audiences successives, la Préfecture a répondu qu’elle « faisait son possible ». Le dispositif d’hébergement d’urgence ne suffit pas. Chaque soir, des familles appellent le 115 sans obtenir de solution. Des enfants sont remis à la rue après une nuit à l’hôtel. D’autres familles sont menacées d’expulsion. Et quand nous demandons des chiffres, la Préfecture se tait.

Il est temps que nos responsables locaux aient le courage d’appliquer la loi de réquisition de 1945 et de mobiliser les logements qu’ils savent vides. À Nantes, 15 000 logements privés sont vacants pendant que des enfants dorment dehors. En 2026, dans la 7e puissance économique mondiale, c’est une honte.

Ce que nous demandons :

La mise à l’abri immédiate de toutes les familles avec enfants scolarisé.es, à la rue ou menacées de l’être, en mobilisant le parc vacant.

L’examen réel des situations administratives des personnes sans papiers accompagnées par RESF et ses partenaires. Nous demandons la régularisation de toutes ces personnes.

Une audience avec les représentants de RESF et des organisations partenaires.

L’égalité des chances ne doit pas être un vain mot. Quand un enfant dort dans la rue, c’est l’aveu que la République ne se donne plus les moyens de faire vivre les valeurs de solidarité et de fraternité qui ornent ses bâtiments publics. Nous tenons à ces valeurs. Nous ne laisserons pas faire.

En attendant d’être reçu.es, nous serons là mercredi 1er avril 2026, devant la Préfecture, pour partager le goûter de la solidarité.

Signataires :

Contact presse : Alex Adamopoulos, 0664334365 – Murielle David, 06 81 88 48 28