Ce que la CGT Educ’action retient du CSA académique du 7 avril – Rentrée 2026 : une politique de destruction du service public
Les moyens annoncés pour la rentrée 2026 confirment une politique d’austérité brutale :
- 106 suppressions de postes dans le second degré
- 247 fermetures de classes dans le premier degré
- 76 mesures de carte scolaire (MCS), en augmentation par rapport à l’an dernier
Ces mesures ont des conséquences lourdes sur les personnels, avec des mobilités contraintes qui impactent fortement la vie professionnelle et personnelle des collègues.
La CGT Éduc’action dénonce l’utilisation de la baisse démographique comme prétexte pour supprimer des moyens.
Pour notre organisation, cette situation devrait au contraire permettre de réduire les effectifs par classe, d’améliorer les conditions d’apprentissage, de créer massivement des postes
Mais le choix politique est tout autre : organiser la pénurie et fragiliser le service public d’Éducation.
Postes : la CGT Éduc’action refuse toute logique comptable
Concernant les postes de personnels de direction, d’éducation et de documentation, la CGT Éduc’action est la seule organisation à avoir voté contre les mesures proposées. Aucune création de postes à la hauteur des besoins n’est prévue, en dehors de celles liées à l’ouverture du lycée de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu.
Cette absence d’ambition est inacceptable, notamment pour les CPE, dont les besoins sont pourtant criants dans les établissements.
Par ailleurs, la multiplication des postes SPEA contribue à contourner les règles du mouvement, à restreindre les possibilités de mutation et accentue les inégalités entre personnels
Dans certaines disciplines, le mouvement intra risque d’être fortement bloqué.
Postes neutralisés : une gestion opaque des moyens
Parmi les 47 postes neutralisés : 11 concernent le lycée expérimental de Saint-Nazaire, 5 sont des postes SPENAT, 8 correspondent à des postes de coordination ULIS , 3 concernent des postes PAS
PAS : une inclusion sans moyens, imposée aux personnels
La mise en place des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) s’inscrit dans la continuité des politiques d’inclusion à moyens constants.
Pour la CGT Éduc’action : ces dispositifs ne répondent pas aux besoins réels ; ils ne remplacent pas les personnels spécialisés ; ils reportent la responsabilité de l’inclusion sur les enseignant·es.
Les PAS reposent sur du matériel, des conseils, des interventions ponctuelles. Mais aucun moyen humain supplémentaire structurant n’est prévu. Les enseignant·es se retrouvent en première ligne, sans formation suffisante ni accompagnement réel, dans des conditions qui rendent une inclusion réussie impossible.
La CGT Éduc’action réaffirme sa position d’abandon des PAS et des PIAL et de création de postes spécialisés en nombre suffisant
Santé des élèves et des personnels : une urgence ignorée
La situation de la santé des jeunes est particulièrement préoccupante : augmentation des troubles psychiques ; aggravation des situations de souffrance ; besoins croissants d’accompagnement.
Dans le même temps, les moyens restent dramatiquement insuffisants : manque de médecins scolaires ; manque de psychologues ; manque de personnels RASED ; manque d’assistant·es sociaux.
Les quelques créations de postes dans la filière médico-sociale (infirmier·es et assistant·es sociaux) sont largement insuffisantes au regard des besoins.
ATSS : une politique de moyens constants inacceptable
Dans la filière administrative, les mesures annoncées se font à moyens constants, avec des redéploiements d’emplois d’établissements dits excédentaires vers des établissements déficitaires.
Dans la filière médico-sociale, seules 7 créations de postes sont prévues, très loin des besoins.
La CGT Éduc’action refuse cette logique de gestion à flux tendu qui aggrave la dégradation des conditions de travail et de prise en charge des élèves.
Pour une autre politique éducative : des moyens, pas de la casse !
Face à ces choix politiques, la CGT Éduc’action revendique :
des recrutements massifs dans tous les métiers de l’Éducation
la création de postes à hauteur des besoins
la réduction des effectifs par classe
des moyens pour une inclusion réelle et ambitieuse
un renforcement des services de santé scolaire
La CGT Éduc’action ne cautionne pas cette politique
Face à l’austérité, aux suppressions de postes, au mépris des personnels et au déni des réalités de terrain, la CGT Éduc’action a voté contre l’ensemble des mesures présentées lors de ce CSA académique.
