Encore une fois, les services publics sont les premiers attaqués par le budget Lecornu pour l’année 2026 avec la suppression de nombreux postes d’enseignant.es pour la rentrée. Motif : la baisse de natalité. La CGT éduc’action dénonce cette coupe dans les services publics de l’éducation. NON ! La baisse démographique ne doit pas être la bonne excuse pour diminuer les budgets de l’École.
Une « saignée » dans les postes d’enseignant.es dans le 1er et le 2nd degré
C’est une suppression de 235 ETP (équivalents temps plein) prévue pour la rentrée 2026 dans l’académie annoncée lors du CSA académique, qui touche d’abord le premier degré mais aussi le second degré. Vous pouvez retrouver les chiffres par département dans le carte ci-dessous


Ce sont donc de nombreux postes mis en danger, d’autant plus les postes de plus précaires : les contractuel.les. Ce sont de nombreux moyens qui sont économisés sur le dos des élèves qui auraient pu être utilisés pour alléger les classes et avoir un ratio élève/classe bien meilleur.
Ainsi, au lieu de renforcer les moyens de l’École en gardant un budget constant, le gouvernement fait le choix de maintenir des conditions d’accueil des élèves dégradés et mettre en péril de nombreux postes.
D’autres choix politiques sont possibles et souhaitables. Encore une fois, ce n’est pas au service public et ses usager.ères de payer mais bien au Capital !
Comité Social d’Administration Académique – Rentrée 2026 : Pour une école ambitieuse et avec des moyens !
Ce qu’en retient la CGT Educ’action Nantes
Austérité budgétaire et dégradation annoncée des conditions de travail
Le CSAA du mardi 27 janvier 2026, consacré à la préparation de la rentrée 2026, s’est tenu dans un contexte de grande confusion budgétaire. La CGT Educ’action dénonce une préparation de rentrée sans cadrage clair, sur fond de suppressions de postes et de réformes imposées sans moyens.
Une rentrée préparée dans l’incertitude
Les chiffres ministériels ont été modifiés depuis le CSA Ministériel de lundi 26. Dans le second degré, il est désormais annoncé 1 365 suppressions de postes d’enseignement et 1891 dans le premier degré. C’est toujours INACCEPTABLE !
Les documents présentés reposent donc sur des bases fragiles. Avec la FSU et SUD Éducation, la CGT Educ’action Nantes a fait adopter un vœu dénonçant l’absence de cadrage budgétaire.
Une saignée historique en emplois
La rentrée 2026 prévoit –136 postes dans le 1er degré et –99 dans le 2nd degré, la pire dotation depuis des années. Les conséquences sont connues : classes surchargées, remplacement défaillant et dégradation massive des conditions de travail.
Santé mentale : des annonces sans garanties
Alors que la situation est alarmante (souffrance des personnels, explosion des troubles psychiques chez les jeunes, pénurie de personnels médico-sociaux), l’annonce hypothétique de 300 postes nationaux reste sans garantie.
L’exemple du collège de Grez-en-Bouère, marqué par la suppression d’un poste infirmier déguisée en « réorganisation », illustre une politique de redéploiement à moyens constants que la CGT Educ’action refuse.
Baisse démographique : une occasion manquée
La baisse annoncée de 5 000 élèves par an sert de prétexte à de nouvelles suppressions de postes, au lieu d’améliorer les conditions de travail et de réduire les effectifs par classe. Cette logique purement comptable s’accompagne d’un renforcement du rôle des préfets via les observatoires des dynamiques rurales.
Plan « Collèges en progrès » : opacité et mise sous pression
Dans l’académie de Nantes, 23 collèges sont concernés par le plan des « 800 collèges », sans communication officielle de la liste.
Ce dispositif participe à la remise en cause de l’éducation prioritaire, en s’appuyant uniquement sur les résultats en français et mathématiques, sans considération sociale. Les personnels sont soumis à un pilotage par objectifs et évaluations, sans moyens supplémentaires.
Inclusion et PAS : toujours moins de moyens
Le développement des PAS ne s’accompagne pas de créations de postes. La CGT Educ’action dénonce une externalisation des missions médico-sociales, une pression accrue sur les personnels et l’absence de solutions pour les structures spécialisées.
Carte des formations : une logique libérale
Construite à moyens constants et selon les seuls besoins économiques locaux, la carte des formations favorise les parcours courts non qualifiants et réduit les places en BTS, organisant la précarité des jeunes.
Les exigences de la CGT Educ’action
La CGT Educ’action revendique des créations massives de postes, une véritable politique de santé scolaire, une école inclusive dotée de moyens réels, une éducation prioritaire renforcée et une carte des formations émancipatrice.
Elle continuera de défendre une École publique ambitieuse, égalitaire et émancipatrice.
Retrouvez notre communiqué lors du CSA Académique du 27 janvier 2026
