
Depuis plusieurs semaines maintenant, les lycéens et lycéennes, désormais rejoint·es par les étudiants·es, se mobilisent massivement pour défendre leurs conditions d’étude et leur avenir. La mobilisation du 6 octobre dernier a d’ailleurs été une véritable démonstration, dépassant le seul champ de l’Éducation.
Espérant voir la mobilisation s’éteindre avec les vacances scolaires, le gouvernement joue la montre et répond principalement par une répression policière d’une violence sans précédent pour une mobilisation lycéenne. Il use également de manœuvres dilatoires à peu de frais (fermetures d’établissements, pseudo moments démocratiques) dénoncées unanimement par une communauté éducative à qui il demande de porter la responsabilité de la gestion du mouvement social.
Dans ce contexte, la CGT Éduc’action réaffirme son soutien inconditionnel à cette mobilisation et aux revendications qui rejoignent celles des organisations syndicales de l’Éducation. Elle appelle aussi à ne pas participer aux pseudo temps de démocratie interne imposés par le gouvernement.
Elle appelle à se mobiliser dès maintenant par la grève en soutien des lycéen·nes et étudiant·es. Avec toute la CGT, rejoignons-les en manifestation pour les protéger, mais aussi pour porter nos revendications.
Nous devons augmenter le rapport de force pour gagner sur nos revendications qui sont aussi en grande partie celles de nos élèves :
- Création immédiate et massive de postes de personnels enseignants pour garantir la baisse des effectifs/ classe, de véritables remplacements pour garantir le maintien des enseignements.
- Le rappel de l’ensemble des personnels non-titulaires non renouvelés et la titularisation de toutes et tous sans condition de concours ni de nationalité
- Création immédiate et massive de postes de personnels de vie scolaire, administratifs, de service santé- social, AESH…
- La création d’un statut Fonction publique pour les AESH et les AEd
- Des revalorisations et un rattrapage indemnitaire des rémunérations (rattrapage de 400 €, rénovation des grilles statutaires, indexation sur l’inflation)
• Un plan d’urgence et des moyens pour rénover l’ensemble du bâti public.
C’est pourquoi, la CGT Éduc’action appelle, avec d’autres organisations syndicales, l’ensemble des personnels à se mettre en grève mardi 13 octobre, en convergence avec les organisations de jeunesse.
Elle appelle l’ensemble des personnels à se réunir en AG sur leur lieu de travail pour débattre des suites et des reconductions, ainsi que pour préparer la grève interprofessionnelle pour les salaires du 5 novembre prochain.
Déclaration de la CGT Éduc’action 44 lors de la manifestation du 13 octobre 2026
Les mobilisations de la jeunesse ne sont pas dissociées des combats que mène la CGT contre les politiques d’austérité. Le manque de moyens dans l’éducation, la dégradation des conditions d’études, la précarité étudiante et les difficultés d’accès au logement résultent de choix politiques qui frappent également les salarié·es, les privé·es d’emploi et les retraité·es.
La bataille autour du budget (PLF) et du budget de la Sécu ( PLFSS ) doit permettre de construire des convergences revendicatives, notamment sur le financement des services publics, les salaires, la protection sociale et la redistribution des richesses.
Pour bloquer la mobilisation de la jeunesse le gouvernement amplifie la répression. Plus de 5000 gardes à vue en deux semaines de luttes dont 4400 mineurs. Un chiffre qui traduit une répression sourde, indigne d’une démocratie. Un chiffre à mettre en comparaison des 6700 GAV du mouvement gilet jaune sur une période d’un an, ou à ceux de mai 68 avec 700 interpellations dont 95 terminent en garde à vue…
Le pouvoir craint cette mobilisation. Comme toujours dans l’histoire, quand la jeunesse est dans la rue, les gouvernements sont craintifs.
La CGT Educ’action 44, la CGT FERC sup 44 et la CGT enseignement privé condamnent toute utilisation de la répression, de l’intimidation ou des sanctions administratives visant à empêcher l’expression des revendications de la jeunesse. La fermeture préventive des établissements, les menaces sur le maintien des bourses ou les interventions policières disproportionnées sont inacceptables.
Le meilleur moyen de soutenir le mouvement de la jeunesse, c’est de gagner une mobilisation du monde du travail.
Nous devons donc augmenter le rapport de force pour gagner sur nos revendications qui sont aussi en grande partie celles portées par les étudiant.Es et lycéen.nes.
- Création immédiate et massive de postes de personnels enseignants pour garantir la baisse des effectifs/classe, de véritables remplacements pour garantir le maintien des enseignements.
- Le rappel de l’ensemble des personnels non-titulaires non renouvelés et la titularisation de toutes et tous sans condition de concours ni de nationalité.
- Création immédiate et massive de postes de personnels de vie scolaire, administratifs, de service santé-social, AESH
- Des revalorisations et un rattrapage indemnitaire des rémunérations
- L’abandon de Parcoursup
- Un plan d’urgence et des moyens pour rénover l’ensemble du bâti public.
- Un plan massif de création de postes de titulaires pour répondre aux besoins de l’ESR public et résorber la précarité ;
- L’abrogation de la mesure mal nommée « Bienvenue en France » qui instaure des droits différenciés pour les étudiants·es extra-communautaires ;
- Des moyens financiers et en postes pour les CROUS pour le repas à 1€
- Nationalisation de l’enseignement privé
Cette journée doit constituer une nouvelle étape dans la construction d’un rapport de force durable. Elle doit permettre de renforcer la mobilisation sur les lieux de travail, de favoriser l’engagement des personnels et salarié·es, et de préparer l’élévation du rapport de force. Dans la perspective de la journée interprofessionnelle intersyndicale de mobilisation et de grève du 5 novembre, il importe de continuer de travailler aux convergences et de favoriser l’expression des revendications notamment sur les salaires dans les entreprises et administrations, et au niveau des branches.
Vive la lutte, vive la convergence des luttes et vive la CGT
